Mauvaise rénovation : quand les travaux favorisent la mérule
On associe souvent la mérule aux maisons abandonnées ou insalubres. Pourtant, de plus en plus de cas d'infestation se déclarent suite à des travaux de rénovation récents. Une mauvaise rénovation peut en effet créer les conditions idéales pour le développement des champignons lignivores.
Les maisons anciennes (bâties avant 1950) ont été conçues pour "respirer". Leurs murs en briques ou en pierres évacuaient naturellement l'humidité. Les problèmes surviennent lorsque ces équilibres sont rompus par des travaux inadaptés :
- Le confinement par l'isolation : Poser une isolation intérieure étanche (type polystyrène) sur un mur humide emprisonne l'eau dans la maçonnerie et les boiseries encastrées (solives, poutres), créant un microclimat parfait pour la mérule.
- L'absence de ventilation : Remplacer de vieilles fenêtres par du double vitrage ultra-étanche sans installer de VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée) empêche le renouvellement de l'air et fait grimper l'hygrométrie ambiante.
- Les enduits ciment : Remplacer un enduit à la chaux respirant par un enduit ciment bloque l'évaporation de l'humidité des murs.
Pour éviter ces désastres, il est essentiel de réaliser un diagnostic préalable avant toute rénovation lourde sur un bâti ancien. Un expert saura vous conseiller sur les matériaux respirants à privilégier et sur l'importance cruciale de la ventilation pour garder une maison saine.
