Le coniophore des caves : identification et traitement
Bien que la mérule soit le champignon lignivore le plus célèbre, elle est loin d'être la seule menace pour vos boiseries. Le coniophore des caves (Coniophora puteana) est un autre ennemi redoutable, extrêmement fréquent dans les sous-sols, les caves et les rez-de-chaussée humides.
Contrairement à la mérule, le coniophore a besoin d'un taux d'humidité beaucoup plus élevé (souvent supérieur à 40 %) pour se développer. On le retrouve typiquement à la suite d'un dégât des eaux majeur, d'une fuite de canalisation prolongée ou dans des caves sujettes à de fortes remontées capillaires.
Comment l'identifier ?
Le coniophore se caractérise par des cordons mycéliens très fins, de couleur brune à noirâtre, qui courent sur les murs et le bois. Sa fructification forme une croûte fine, bosselée, de couleur brun-olive. Tout comme la mérule, il provoque une pourriture cubique : le bois s'assombrit, se fragilise et se fragmente en petits cubes avant de tomber en poussière.
Le traitement du coniophore passe impérativement par la suppression totale de la source d'humidité. Une fois l'assèchement réalisé, les bois trop endommagés doivent être remplacés, et les bois sains environnants traités préventivement à l'aide de fongicides professionnels.
